Le nez en l’air : le blog de Coincoin



Enterrement de vie de jeune fille de Camille : premiers frémissements

Tout commença par l’arrivée d’une Darling en mon humble domicile parisien, fraîchement montée de l’Orléanais, et bien décidée à exploiter toutes les richesses offertes par un soleil délicieux. Très vite, la femme sommeillant en Darling s’éveilla, et ce fut fort logiquement dans la salle-de-bain qu’elle se rua, déplorant une fois de plus le peu d’entretien dont celle-ci était l’objet. Sortant son fard, elle se confectionna une petite moustache fort seyante, agrémentée d’un bouc chatoyant, ce qui eut pour effet de la viriliser, et donc, de lui conférer une dignité que seule sait habituellement arborer la gent masculine. Ravie du résultat, et forte de sa nouvelle allure saturée de dignité virile, elle immortalisa à de nombreuses reprises le nouveau visage que lui offrait la magie du maquillage.

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Amusé, je regardais tout cela d’un air plus ou moins distancié, histoire de me donner une contenance ; jetant de temps à autre un regard inquiet et jaloux à la petite Romy, je n’en surveillais pas moins l’heure du coin de l’œil, et très vite, nous partîmes, non sans que je ne fisse auparavant mon petit numéro de perte de ma carte de transport, histoire de me créer une petite frayeur motivante.

Quelques stations de métro plus tard, nous arrivâmes devant chez Camille, avec Clotilde et Christian que nous avions croisés sur le chemin. Une fois décodé le code de l’immeuble – oui, j’héroïse la chose – nous entrâmes dans le hall, et nous changeâmes sous le regard médusé d’une voisine que nous nous plaisions à imaginer interloquée. Clotilde avait confectionné de superbes habits de mousquetaires, marqués d’un C – comme Camille – que nous enfilâmes prestement, afin d’arriver vêtus devant la future mariée. Ainsi acoutrés, et au terme de cinq étages sans ascenseur, nous toquâmes à la porte de « celle-à-qui-était-dédiée-la-surprise », une première fois, puis une deuxième ; nulle réponse, la porte restait désespérément close. Pourtant nous avions croisé quelques instants auparavant un JS dévalant les escaliers assurant que sa promise était réveillée. Au troisième toc, Camille ouvrit : soulagement, joie, exultation !

Nous pûmes alors investir les lieux, faire rentrer Camille dans sa robe, et nous en profitâmes pour nous restaurer, déjeunant d’un brunch furieusement tendance : blinis, tomates cerises, petites saucisses, saucissons, etc. Quelques photos furent à nouveau prises, et la première énigme retentit enfin, couvrant tout le XIVème arrondissement de son aura de mystère :

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Nous lisons dans Les trois mousquetaires cette phrase : « D’Artagnan entra donc dans Paris à pied, portant son petit paquet sous son bras, et marcha tant qu’il trouvât à louer une chambre qui convînt à l’exiguïté de ses ressources. Cette chambre fut une espèce de mansarde, sise rue des Fossoyeurs, près du Luxembourg. »[1] La question est simple : quel est le nom actuel de la rue des fossoyeurs ?

Camille hésita, demanda si c’était au nord ou au sud du Luxembourg ; je répondis qu’elle se situait au nord ; elle évoqua alors la rue de Vaugirard et la rue Servandoni. Je confirmai qu’une des deux rues était la bonne, et elle choisit aussitôt la rue Servandoni, ce qui suscita moult admiration parmi les mousquetaires, pourtant habitués aux coups d’éclat. Il ne nous restait plus qu’à nous rendre dans ladite rue, et pour ce faire, rien n’apparut plus pratique que le métro : nous reprîmes alors la ligne 4 mais, cette fois, vêtus de costumes de mousquetaires, sous le regard amusé de passants honnêtes, et d’une vendeuse de Lutte Ouvrière que nous n’eûmes guère le temps d’occire.

 

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La suite au prochain épisode…

 

 


 

 

[1] Alexandre Dumas, Les trois mousquetaires, tome I, Hachette, 1983, p. 24




Commentaires

  1. camille
    2 camille écrit:

    “faire entrer Camille dans sa robe”…

    je m’outre, je m’outre ! je rentre toute seule dans ma robe, je suis svelte et déliée, môssieur !

    (et merci les amis pour cette fabuleuse journée !)

    Citer | Posté 28 septembre, 2009, 22:39
  2. Raph
    3 Raph écrit:

    Camille est trop forte !
    Et les costumes magnifiques.

    Citer | Posté 29 septembre, 2009, 8:51
  3. Halio
    4 Halio écrit:

    Je reste coi, mais au moins le reste-je sur ton blog et pas sur Facebook.
    Vite la suite …

    Citer | Posté 29 septembre, 2009, 8:55
  4. T. Gress
    5 T. Gress écrit:

    Oui, Mlle Camille : toutes mes confuses pour cette expression malheureuse; je confirme que tu es svelte et gracieuse, ainsi que put l’admirer le jardin des Plantes tout entier !!!

    Citer | Posté 29 septembre, 2009, 9:21
  5. T. Gress
    6 T. Gress écrit:

    Oui les costumes sont magnifiques ; on les doit à Clotilde ! (même si c’est moi qui ai acheté les chapeaux et les épées en plastique…)

    Citer | Posté 29 septembre, 2009, 9:22
  6. T. Gress
    7 T. Gress écrit:

    Merci Halio, c’est là la marque de la véritable amitié !

    Citer | Posté 29 septembre, 2009, 9:23


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