Le nez en l’air : le blog de Coincoin


Eloge de In-fusion, merci à Célia !

Je ne devrais pas le faire, je ne devrais même pas y songer, mais le démon de l’hybris m’emportant, je cède à la tentation : une nouvelle revue vient de naître, revue dont j’avais ici même annoncé l’imminente parution. Cette revue semble susciter l’intérêt du plus grand nombre, si j’en crois l’impressionnante série de compte-rendu élogieux qui en ont été faits, quelques semaines seulement après sa sortie ; ainsi les sites lire, écouter, voir, NGC 581  et Jean-Noël LEBLANC en ont-ils aimablement loué les qualités, tandis que plusieurs émissions radios accueillaient (et accueillent encore) Nicolas Cotten, directeur de publication sur leurs ondes : par exemple ici.

Cette revue, dont le thème inaugural est celui de la nature, propose des expériences diverses, essentiellement d’ordre littéraire sous une forme prosodique et / ou poétique, à laquelle s’ajoutent quelques photographies dont le format de la revue ne restitue hélas pas toute la qualité. Outre ces expériences littéraires, Laurent Fels exhume un auteur méconnu, Charles-Hubert Millevoye, poète mort à 33 ans en 1815. La présentation qui en est faite est intelligemment menée, la part belle étant réservée à de larges extraits que vient compléter un petit commentaire tout aussi bref qu’efficace.

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Pourquoi vous parlé-je de cette revue, me demanderez-vous ? Parce que mon amie Célia m’a fait l’honneur d’y participer, et c’est avec un grand plaisir que j’ai pu rédiger un texte consacré à Nietzsche, où je propose une modeste analyse du § 188 de Par-delà bien et mal, occasion de mener une investigation détaillée portant sur le rapport de Nietzsche aux Stoïciens et de mettre à l’épreuve la célèbre analyse qu’Eric Blondel avait faite de l’usage des guillemets par Nietzsche : nulle part plus que dans ce § 188, énigmatique s’il en est, Nietzsche n’a joué de l’ambivalence des guillemets, c’est-à-dire de la possibilité de reprendre un mot pour mieux s’en distancier ; c’est de la sorte que se crée une chaîne de démarcations remarquables à l’égard du sens habituel, métaphysique, du « naturel », tandis que s’élabore parallèlement une resémantisation de la nature, dans un sens que Nietzsche voudrait plus personnel. Pour plus de précisions, je renvoie donc à ce petit article, modestement intitulé La nature de l’anti-nature  ou le « naturel » comme anti-nature.

Merci donc à Célia de m’avoir invité à participer à cette revue, à laquelle je souhaite longue vie et dont je donne les références à toutes fins utiles : In-fusion, « La nature sous toutes ses formes », Numéro 1, janvier 2008

PS : Célia, qui a rédigé ma notice biographique, s’est amusée à écrire ceci : « Il aime écrire pour le plaisir mais aussi pour impressionner la galerie. » J’avoue que j’en ris encore – nerveusement.


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