Le nez en l’air : le blog de Coincoin


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Vendredi 18 août : Où l’on est “torchon, chiffon, carpette” !

Le réveil de Sebastiano sonne à 8h30. Dès 9h45, nous songeons à nous lever. Nous sommes complètement déchirés et c’est dans un silence mortuaire que nous prenons le petit-déjeuner. Le réceptionniste tente quelques blagues, notamment autour d’une formulation de Sebastiano relative à je ne sais plus quelle requête alimentaire, mais la fatigue dans laquelle je me trouvais m’a fait oublier la formulation exacte.

Nous vidons le contenu des sacoches dans nos sacs à dos, et partons à l’assaut de la ville. Mais la fatigue nous pèse sans que cela n’entame notre plaisir de découverte ; Narbonne est vraiment sublime.  

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Nous visitons ce que nos maigres forces et le poids des sacs nous permettent de faire : mon appareil photo en profite pour tomber en panne. Mais vraiment on se régale ; que c’est beau ! On se fait le palais des Evêques, avec son donjon et sa salle des Consuls, la Cathédrale saint Just, où nous apercevons une sublime jeune fille dans le cloître, mais, finalement, trop épuisés pour poursuivre, nous nous échouons à la terrasse d’un café où nous en profiterons pour commander le désormais sacro-saint coca cola. La vue est sublime.

Dans un état de semi-veille, nous sirotons la salvatrice boisson, tandis que Sebastiano aperçoit un ancien collègue à lui venu s’installer à Narbonne. Ils discutent une bonne demi-heure, tandis qu’Alessandro et moi en profitons pour faire les comptes ; le pauvre Sebastiano, une fois revenu de sa discussion avec l’ancien collègue, commande un Orangina ; la serveuse lui dit qu’elle n’en a pas, mais qu’elle a un jus d’orange maison, bien meilleur ; évidemment, la mixture « maison » sera aux portes de l’imbuvable.

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Nous passons deux heures à la terrasse, dans un état de fatigue physique indescriptible ; puis, il nous faut partir, et regagner la gare. Sebastiano va retirer la voiture de location, et nous amène à la gare, toute proche ; effrayé à l’idée de passer 8 heures entre les mains de la SNCF pour rentrer à Paris, je vais au guichet (à peine une demi heure de queue), et nous apprenons qu’une rupture de caténaire dans je ne sais plus quelle gare a retardé la plupart des trains ; un homme surgit devant moi et demande à la guichetière de combien sera le retard ; deux heures ? Oh non, répond-elle, beaucoup plus. Mais combien s’énerve l’usager ? Elle lui répond, en décomposant chaque syllabe : « in-dé-ter-mi-né » en insistant sur le « n » de « in ». Ah cet accent…

Après 20 minutes, je prends un nouveau billet qui me fera gagner presque 3 heures. Joie. Mais c’est déjà l’heure de nous quitter ; Sebastiano doit revenir à la Roche-sur-Yon, en voiture et il serait raisonnable qu’il s’en aille ; premiers adieux, sniff, c’est fini, il s’en va.

Puis, sur le quai, Alessandro et moi nous disons au-revoir, c’est vraiment fini, une belle semaine derrière nous ! Dans le train, ultime présence du Sud, alors que nous nous arrêterons dans les gares de Béziers, Montpelier, etc., au lieu de nous annoncer “Béziers, 3 minutes d’arrêt”, on entendra : “Béziers, quelques minutes d’arrêt…” Et oui…

 Allez, un petit au-revoir les amis, en attendant la prochaine !

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  1. Nez en l'air écrit:

    1.
    1 Nathalie écrit:
    A la lecture de cette rabelaisienne odyssée, un seul mot vient aux lèvres: ENCORE! Ben, oui, quand on a chaussé les bottes de sept lieux de l’épopée contemporaine, on se foule et on continue à raconter…
    La traversée de la Russie à pied c’est pour quand?
    ↓ Citer | Editer | Posté 5 novembre, 2006, 11:27

    2.
    2 Nezenlair écrit:
    La Russie à pieds ? Quand tu veux, chère amie, mais alors on le fait ensemble, je ne parle pas russe.
    ↓ Citer | Editer | Posté 6 novembre, 2006, 23:25

    Citer | Posté 26 février, 2007, 22:52

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