Le nez en l’air : le blog de Coincoin


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Nicolas a des ennuis… Hommage à René Gosciny

Tout à l’heure, maman est venue me voir avec un grand sourire et m’a dit : « La maman de Marie-Edwige vient d’appeler ; tu es invité à son anniversaire ; tâche de bien te tenir. » Ca m’a pas fait terriblement plaisir d’apprendre ça ; parce que Marie-Edwige, même si elle est chouette est qu’elle a plein de cheveux jaunes, c’est une fille et elle est toujours avec des filles ; et les filles c’est bête, ça joue à des tas de jeux idiots avec des poupées, ça se tire les cheveux au lieu de se donner des coups des pied. Alors j’ai tenté de pleurer un coup mais maman m’a fait les gros yeux et j’ai vu que c’était pas le moment de rigoler. 

Pendant toute la semaine, à la récré, j’en ai parlé avec les copains ; Eudes, qui est très fort, et qui aime bien donner des coups de poing sur le nez, m’a expliqué que les filles c’était compliqué : chez lui, a dit Eudes, il a pas le droit de donner de coups de poing sur le nez de sa sœur, et pourtant elle a pas de lunettes comme Agnan ; c’est juste parce que c’est une fille a dit Eudes. Rufus, qui a un papa policier, a dit que Eudes disait n’importe quoi, que son père n’avait jamais hésité à donner des coups de poing sur le nez de sa mère, et que d’ailleurs Eudes il y connaissait rien aux filles parce que sa sœur était affreuse. Ca lui a pas fait plaisir à Eudes, ce qu’il avait dit Rufus ; alors pendant qu’ils se battaient, je suis allé voir Alceste, qui finissait son troisième petit croissant. Alceste m’a dit que les filles c’était bien parce que ça demandait jamais de bout de croissant parce qu’elles faisaient attention à la ligne. J’ai pas très bien compris le coup de la ligne, mais je crois qu’Alceste n’avait pas très bien compris non plus. Puis le Bouillon a sonné la fin de la récré et on s’est tous mis en rang ; « en ligne, vite ! » a crié Alceste qui nous a bien fait rigoler avec ça ; c’est dommage que le Bouillon ait entendu et qu’il ait donné à copier à Alceste, à tous les temps et à tous les modes :  « Je ne dois pas tourner en ridicule dans l’exercice de ses fonctions Monsieur le Surveillant, en l’identifiant abusivement aux tortionnaires des heures les plus sombres de notre histoire. » 

Puis le samedi soir est vite arrivé, et maman m’a peigné, elle m’a mis de la brillantine dans les cheveux, elle m’a mouché ; j’ai essayé de pleurer un coup parce que j’avais l’air d’un guignol mais j’ai pas continué parce que maman avait l’air nerveuse. Puis elle m’a donné un cadeau que je devais remettre à Marie-Edwige ; c’est un « nécessaire à toilette » a dit maman. Moi j’ai dit que ça lui ferait pas plaisir à Marie-Edwige, qu’elle préférerait un ballon de foot mais maman a rigolé et m’a dit de ne pas discuter. Puis elle m’a accompagné jusqu’à la maison de Marie-Edwige où deux ballons à moitié dégonflés étaient attachés au portail. On a sonné, on a entendu un grand cri, et la maman de Marie-Edwige est arrivée en poussant des tas de « hou ! hou ! » Elle nous a dit d’entrer, de pas faire attention au chien qui léchait le poignet de maman, et puis elle nous a amenés au salon : tout le monde était déjà arrivé, et Marie-Edwige a pas remarqué que j’étais là. Maman m’a embrassé, m’a fait un tas de recommandations, alors moi j’ai drôlement promis, et elle est partie en disant à la maman de Marie-Edwige qu’elle lui confiait le petit monstre ; elles ont ri tous les deux mais moi j’avais une grosse boule dans la gorge, j’aurais bien voulu pleurer. Puis la maman de Marie-Edwige a crié : « Marie-Edwige, viens voir qui est là !! » Alors Marie-Edwige est arrivée, toute belle avec ses nœuds dans les cheveux et sa petite robe bleue comme ses yeux ; on s’est donné la main et j’ai tendu le cadeau en disant très vite : « tiens ; c’est nécessaire pour faire ta toilette ». Marie-Edwige a eu l’air étonnée, sa maman a ri un grand coup et m’a pris la main pour me présenter aux amies de Marie-Edwige. 

J’avais très chaud parce qu’il n’y avait que des filles dont certaines n’avaient pas les cheveux tout jaunes ; à chaque fois que je tendais la main à l’une d’entre elles, toutes les autres faisaient « hihihi ! » et elles agitaient les bras de leur poupée. Puis la maman de Marie-Edwige a pris la parole et a annoncé que Marie-Gwendoline allait chanter une chanson de Lorie. Alors Marie-Gwendoline a commencé à chanter, et elle s’est arrêtée en plein milieu, en se mettant à pleurer parce qu’elle avait oublié les paroles. La maman de Marie-Edwige a dit que c’était très bien, elle a fait applaudir tout le monde, et elle a apporté un plateau avec des tas de petits gâteaux dessus ; j’en ai pris un puis je me suis assis sur une chaise, en le mangeant tout doucement. J’étais en train de penser aux copains qui devaient jouer au foot dans le terrain vague à côté de chez moi et à ce sale tricheur de Geoffroy qui était sûrement en train d’expliquer que le but qu’il avait pris n’était pas valide. Puis j’ai entendu un grand cri ; c’était Marie-Juliette qui venait de casser le bras de sa poupée et qui tirait les cheveux de Marie-Ségolène en l’accusant d’avoir jeté trop fort sa poupée. Et très rapidement, elles se sont toutes tiré les cheveux, en criant très fort ; la maman de Marie-Edwige est arrivée en courant, et elle a tenté de réconcilier tout le monde, et puis on a entendu la sonnette : des tas de mamans revenaient prendre leur fille. Je sais pas pourquoi mais la maman de Marie-Edwige a dit à chaque maman que sa fille avait été très sage et puis je suis resté seul avec Marie-Edwige qui m’a fait monter dans sa chambre. Je savais pas quoi lui dire à Marie-Edwige qui était toute belle avec ses joues roses et ses yeux tout moqueurs. Puis on a entendu la sonnette de l’entrée, et la voix de ma maman qui demandait si j’avais été sage ; alors j’allais descendre mais Marie-Edwige m’a pris la main et elle a avancé ses lèvres et m’a embrassé longuement la joue. Je suis devenu tout rouge et en descendant les escaliers, j’ai failli tomber. 

Quand on est rentré avec maman, je disais rien ; à la maison, maman a dit à papa qu’elle était très inquiète pour le petit (le petit c’est moi), qu’elle se demandait si j’étais pas malade. Papa était en train de lire son journal et a dit que c’étaient des choses qui arrivaient, sans lever le nez. Puis je suis monté dans ma chambre pendant que maman criait sur papa en lui disant que papa ne devrait pas s’étonner si un jour je finissais au bagne à cause de l’indifférence d’un père. J’arrêtais pas de penser à Marie-Edwige, à ses cheveux tout jaunes et à son baiser qui piquait pas, contrairement à ceux de l’oncle Eugène qui a une moustache qui énerve maman parce que papa veut la même. Puis je me suis endormi et j’ai rêvé que je marchais avec Marie-Edwige dans la rue, qu’on se tenait la main et que tout le monde nous regardait avec envie, et Marie-Edwige n’arrêtait pas de sautiller en faisant remuer son nœud dans les cheveux. Puis maman est venue me réveiller et il a fallu m’habiller, et j’ai passé tout le dimanche sans rien dire, mais j’ai quand même pleuré un coup quand maman m’a forcé à manger des céleris bio. 

A l’école, le lendemain, à la récré j’avais l’air embêté et Eudes est venu me demander ce que j’avais ; alors je lui ai répondu que j’avais vu Marie-Edwige pendant tout un après-midi en tête à tête et qu’on s’était fait des tas de bisous et que ça avait été terrible ; mais Eude a dit que ça l’impressionnait pas et que lui, il embrassait chaque week-end une fille différente s’il voulait ; alors je l’ai traité de sale menteur, puis on s’est battus mais il a fallu qu’on arrête parce que le Bouillon a sonné la fin de la récré. Dès qu’on s’amuse un peu il faut que la récré s’arrête ; c’est agaçant à la fin ! En classe, c’était géographie, avec des tas d’histoire d’affluents de la Loire et la maîtresse avait une grande carte au tableau quand soudain elle s’est arrêtée de parler et a dit : « Geoffroy, apportez-moi ce papier voulez-vous ! » Geoffroy s’est levé d’un bond, s’est mis à pleurer et a dit « c’est pas de ma faute mademoiselle ! » ; puis il a apporté le papier à la maîtresse en me regardant bizarrement. « Nicolas est amoureux, faites passer » a lu la maîtresse qui s’est penchée sous le bureau comme à chaque fois qu’elle veut pas montrer qu’elle rit (elle est très jolie la maîtresse quand elle fait ça, pas aussi jolie que Marie-Edwige, mais très jolie quand même). Moi j’avais envie de pleurer mais la maîtresse m’a félicité, et comme tout le monde avait l’air content, j’ai été content. 

Le soir, à la sortie de l’école, je parlais avec les copains quand, soudain, j’ai levé le nez et devinez quoi ! Marie-Edwige était là, avec un gros sourire. Alors moi je suis allé vers elle, je lui ai donné la main et au lieu de la serrer, elle l’a gardée (et Eude nous regardait avec un regard bête) et on a marché comme ça jusqu’à chez moi ; puis là elle m’a à nouveau embrassé sur la joue, et elle est partie en sautillant. Et moi je suis resté là, tout bête, et papa est arrivé. « Et ben bonhomme, ne reste pas planté là ! » m’a dit papa, et on est rentrés. Maman avait fait un gros rôti avec des frites mais j’avais pas très faim ; alors maman a dit tout bas à papa : « je sais que la santé de ton fils ne retient pas habituellement ton attention mais je te prierais de remarquer qu’il ne touche pas à mes frites. » Papa a répondu que s’il pouvait comprendre que le petit (le petit c’est moi) ne touche pas au rôti trop cuit, il ne comprenait pas qu’il se rattrape pas avec les frites. Alors maman a dit que si papa ne rentrait pas si tard, son rôti n’aurait pas brûlé, et papa a crié qu’il se saignait aux quatre veines pour donner de l’argent à maman pour qu’elle achète justement un rôti et qu’il en avait assez que tout le monde le méprise dans cette maison. Alors maman lui a dit de pas insulter sa mère devant le petit et papa a ouvert la bouche sans rien dire. Maman est partie pleurer dans la cuisine et je suis resté seul avec papa et le rôti tout noir. Papa a passé sa main sur son visage et m’a fait promettre de jamais me marier ; alors moi j’ai drôlement promis sauf avec Marie-Edwige qui est très chouette et j’ai raconté à papa le coup du bisou qui pique pas et les copains drôlement impressionnés. Papa a crié à ma maman : « Chérie, ton fils est amoureux ! » Alors maman a accouru et m’a pris sur ses genoux et tout le monde riait, alors moi aussi. 

Tous les soirs après l’école, Marie-Edwige venait me voir à la sortie, et on rentrait tous les deux avec ma main dans la sienne. Et puis, au moment de se quitter, on s’embrassait et même un soir Marie-Edwige a pressé ses lèvres sur les miennes et je l’ai raconté aux copains et on s’est battus parce que ce sale menteur de Maixent a prétendu que c’était comme ça qu’on faisait les bébés et que Marie-Edwige allait devenir toute grosse et que tout le monde la surnommerait « grossesse » tellement elle serait grosse. Cet imbécile de Joachim a ajouté qu’elle serait grosse comme Alceste et tout le monde a rigolé sauf moi parce que Alceste, même si c’est un bon copain, ça glisse quand on lui tient la main parce qu’elles sont pleines de beurre ; Alceste non plus n’a pas rigolé ; il est devenu tout rouge et a demandé à Eudes de lui tenir son pain au chocolat et il s’est pointé devant Maixent en lui disant : tu veux une baffe ? « Tu me fais pas peur grossesse » a répondu Maixent qui reculait un peu et qui a fini par se cogner dans le Bouillon qui était derrière lui. Alors Maixent a poussé un cri, s’est retourné et a eu l’air soulagé en voyant le Bouillon : « Regardez-moi bien a dit le bouillon ; je vous observe depuis tout à l’heure, je ne sais pas ce que vous manigancez et je ne veux pas le savoir ; mais le premier qui fait un geste suspect sera en retenue tous les jeudis. » Puis il est parti sonner la fin de la récré. 

N’empêche, les copains, le soir devant l’école, quand ils nous voyaient avec Marie-Edwige, ils étaient drôlement jaloux, et moi ça m’avait bien fait rigoler quand Rufus, devant Marie-Edwige, avait apporté de la peinture rouge qu’il s’était mise sur les joues en criant : « Regardez moi, regardez moi, je suis Nicolas qui voit arriver Marie-Edwige. » J’étais allé vers lui, et je lui avais mis une claque ; il était tellement étonné Rufus qu’il en avait oublié de pleurer et j’étais retourné vers Marie-Edwige qui avait les yeux encore plus grands que d’habitude. 

Puis un jour sont arrivées les vacances ; maman a voulu qu’on aille chez mémé (ma mémé c’est la maman de ma maman), et papa, qui pourtant n’arrêtait pas de se plaindre qu’il était fatigué et qu’il avait besoin de vacances, a expliqué longuement à maman qu’il avait encore beaucoup de travail et qu’il espérait que maman et moi allions profiter du bon air de la campagne. Moi, j’adore ma mémé mais je voulais pas y aller parce que chez ma mémé, y a pas Marie-Edwige ; alors j’ai pleuré un grand coup ; maman m’a pris dans ses bras, et m’a assuré qu’à la rentrée je reverrai Marie-Edwige ; puis j’ai dit que je supporterais pas de pas la voir pendant une semaine et que si personne ne s’intéressait à mon chagrin, je partirais et je deviendrais un grand capitaine de vaisseau et je reviendrais pour épouser Marie-Edwige. Papa a dit que j’allais le rendre fou, que je ne pensais qu’aux vacances pendant l’école et que je réclamais l’école en vacances. Maman a dit à papa qu’il ne savait pas parler au petit et qu’il ne fallait pas s’étonner s’il était aussi traumatisé à son âge mais que de toutes façons il avait jamais rien  compris à l’amour et qu’elle aurait dû écouter sa pauvre maman (ma mémé) ; papa est devenu tout rouge et s’est mis à crier des tas de choses, maman a pleuré et finalement nous sommes allés tous les trois chez mémé. 

Puis la semaine s’est finie, il a fallu quitter mémé, et moi je voulais pas parce qu’on s’amuse bien chez mémé ; alors papa m’a pris avec lui et m’a dit, en parlant tout doucement, que j’étais un homme, et que j’allais faire plaisir à ma maman en étant bien sage, en ne faisant pas d’histoire pour rentrer à la maison ; j’ai demandé si mémé pouvait venir aussi mais papa a crié « non ! » ; il avait l’air nerveux tout d’un coup, papa : il est devenu tout rouge, et m’a demandé si Marie-Edwige, aussi, avait une mère. Alors je me suis rappelé qu’en rentrant je verrais Marie-Edwige, et j’ai embrassé mon papa qui avait l’air très étonné.  Alors on est rentrés et une fois à la maison j’arrêtais pas de regarder l’heure pour savoir quand on serait demain. J’étais très nerveux à l’idée de revoir Marie-Edwige à la sortie de l’école. Je me suis endormi et la journée à l’école m’a paru très longue, même les récrés (et pourtant c’était M. Mouchabière qui surveillait et avec lui les récrés sont courtes ; Alceste s’est plaint un jour de pas pouvoir finir ses deux pains au chocolat)  ; puis enfin la cloche a sonné et je suis sorti avec les copains ; mais Marie-Edwige n’était pas là. Même les copains avaient l’air un peu déçus ; Geoffroy, qui a un papa très riche, a dit qu’elle devait avoir une réception, mais je crois qu’il disait n’importe quoi. Alors j’ai attendu la journée suivante puis  celle d’encore après et toutes les autres, mais Marie-Edwige ne venait plus. Et moi ça me faisait tout drôle, parce que j’avais l’impression que ça servait à rien d’aller à l’école puisqu’à la fin il n’y avait plus Marie-Edwige qui attendait à la sortie, avec les mains croisées et un sourire tout joli. Pendant que la maîtresse parlait, les jours suivants, j’arrêtais pas de penser à Marie-Edwige, à son nœud qu’elle remettait dans les cheveux, à son petit rire quand elle me prenait la main et ses cheveux jaunes que le vent n’arrêtait pas de faire valser. Et je savais même pas pourquoi elle venait plus Marie-Edwige. 

Un soir, maman avait fait un énorme gâteau au chocolat et je me suis rappelé que Marie-Edwige m’avait apporté une petite part d’un gâteau que sa maman avait fait et on avait mangé le petit morceau de gâteau en se tenant la main sous un arbre. Je me suis mis à pleurer et je me sentais très triste ; maman a soupiré, m’a demandé ce que j’avais et j’ai raconté le coup de la part de gâteau et Marie-Edwige qui venait plus ; papa et maman ont eu l’air très embêtés, et maman a regardé papa en lui disant : « Bon, je vous laisse entre hommes ». Papa a regardé maman sans rien dire, et s’est assis à côté de moi. En général, quand on me dit que je suis un homme, c’est qu’il faut pas faire le guignol. Papa s’est raclé la gorge et m’a expliqué que dans la vie, parfois, on ne comprenait pas toujours le comportement des gens, et qu’il ne fallait pas s’arrêter à ce qu’on ne comprenait pas même si c’était dur ; puis il a ajouté « tu sais, fiston, parfois, ta mère… » Mais il a pas eu le temps de finir car la porte de la cuisine s’est ouverte d’un coup et maman est arrivée toute rouge en « priant monsieur de continuer ». Papa ne disait plus rien, et maman m’a dit d’aller jouer. Alors je suis sorti dans le jardin et j’ai vu Alceste qui passait ; je lui ai raconté le coup des gens qu’on comprend pas et que c’est pas grave, et Alceste m’a dit qu’il comprenait rien mais qu’il devait aller à la boulangerie. Alors je l’ai accompagné et comme Alceste c’est un bon copain je lui ai dit que Marie-Edwige, c’était pas grave, et que je ne pensais plus du tout à elle et que c’était juste une fille après tout, non mais sans blague ! Alceste a dit que j’avais bien raison et qu’une fille ça valait pas un pain au chocolat. Et on a rigolé. 

Alceste est entré dans la boulangerie, il a acheté dix croissants et on est ressortis ; puis, en revenant, Alceste s’est tapé la main sur le front et s’est écrié : « Mince ! J’ai oublié le plus important ! » Alors il a couru à nouveau vers la boulangerie, je l’ai suivi, et il a demandé un gâteau au chocolat. Et j’ai pleuré.  


Colloque autour de l’idéalisme transcendantal de Schelling

Séminaire des Archives Husserl 2006-2007 

Le système de l’idéalisme transcendantal de F.W.J. von Schelling

Organisé par Alexander Schnell (MC, Université de Poitiers)

 dans le cadre du projet ANR « Métaphysique de la subjectivité »

 ENS, 45 rue d’Ulm, salle Beckett, 9h30-12h30

L’objectif de ce séminaire – qui constitue la première étape des activités des Archives Husserl dans le programme ANR «Subjectivité et aliénation» (2006-2010) – est de contribuer à la formation d’une véritable communauté de  recherche dans le domaine de la philosophie classique allemande qui centre sa réflexion sur les questions et les enjeux communs du débat philosophique au sein de cette tradition. Il s’agit ainsi d’abandonner les sentiers battus, marqués par des filiations doctrinales uniques dues aux spécialisations ou aux clivages historiographiques. Le texte du Système de l’idéalisme transcendantal de F.W.J. Schelling sera le point de départ, particulièrement approprié, de ce projet : d’un côté, Schelling y prépare sa philosophie de l’identité dans le débat avec le Fichte d’Iéna (et en particulier avec la Grundlage), débat qui se prolongera jusqu’en 1804/1805, et, d’un autre côté, il y élabore déjà, avant Hegel, la méthode d’un développement dialectique de l’esprit ou d’une «histoire de la conscience de soi». Le séminaire propose une analyse précise du texte en son intégralité (exposés + débats). Il s’inscrit dans une série d’activités visant à préparer le congrès de l’Internationale-Fichte-Gesellschaft qui portera sur le rapport entre Fichte et Schelling et qui se tiendra à Paris en 2009. 

 Programme des premières séances: 

24 février 2007: Alexander SCHNELL (Préface + Introduction + Remarque finale) 

24 mars 2007: Maxime CHÉDIN (Première section: Principe de l’idéalisme transcendantal) 

  

28 avril 2007: Teresa PEDRO (Deuxième section: Déduction de l’idéalisme  transcendantal + Première déduction de la Troisième section: Déduction de la synthèse contenue dans l’acte de la conscience de soi) 

2 juin 2007: Max MARCUZZI (Deuxième déduction de la Troisième section: 

 Déduction des moyens termes de la synthèse + Première époque A (l’intuition 

 de la limitation) et B (l’intuition de la sensation)) 

  
 23 juin 2007: Charles THÉRET (Première époque C: l’intuition productrice) 

 Contact: alex.schnell@gmail.com


Présentation de ce nouveau blog

Bonjour,

Voici un nouveau blog, constitué d’articles parus sur d’autres blogs, il y a quelques mois ; de là les commentaires que j’ai transférés par bloc en bas de chaque article… 

Ce nouveau blog sera consacré exclusivement à la philosophie, l’art et la prestidigitation ; à ce propos, le mot de passe pour accéder aux articles de prestidigitation est le nom de famille d’un célèbre magicien français, qui fut durant de longues années le magicien du Crazy Horse Saloon.

On y trouvera également quelques tranches de vie, le plus souvent humoristiques ou supposées telles.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une excellente lecture,

Thibaut


Protégé : “Oh no !” (not you again ?) (humour stonien)

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Jean-Jacques Sanvert vs. Patrick Bruel. Un régal de tricherie de poker.

Une fois n’est pas coutume, voici un petit lien vers l’émission de Ruquier, où l’ami Jean-Jacques Sanvert, magicien bien connu de l’underground français, plume le petit Patrick Bruel, venu faire la promo de son dvd d’apprentissage du poker. La réalisation n’est pas terrible, on ne se rend pas très bien compte de la pureté de la distribution, ni de la classe de la substitution avec laquelle procède Jean-Jacques. Mais la réaction de Bruel en dit long, malgré tout…

J’en profite pour rappeler aux initiés que le best of JJ. Sanvert vol. 2 vient de sortir chez L&L Publishing, dvd où sont reprises bon nombre de routines de la vidéo les étoiles de la magie moderne, ainsi que la routine sublime présentée dans la vidéo cartomagie 2010 où Sanvert présentait sa version des deux cartes collées ; un régal !


Protégé : Eloge du mirage wallet.

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Protégé : Impossible Card Magic de Ray Kosby : la “merveille des merveilles”…

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Protégé : Very Wild de Boris Wild : Very disappointing…

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